Banques céréalières de villages

Il s’agit de mettre en place dans le village un local où est entreposée une partie de la récolte. Une mise de fonds venant de l’association permet de constituer le stock. Les céréales sont vendues par les paysans après la récolte au prix du marché. Lors de la période de soudure, lorsque les greniers sont vides, la banque céréalière vend les grains aux paysans du village au prix du marché (qui est nettement plus élevé qu’à l’automne). Les ventes permettent de reconstituer et même d’accroitre le stock à la saison suivante. Les bénéfices effectués grâce à la différence entre prix d’achat et prix de vente restent entre les mains des villageois au lieu d’enrichir les gros commerçants comme précédemment.

En 2006 a été mise en place une banque céréalière dans le village de Lougou et deux autres dans les villages de Gaouna et Guézanaya, dans le nord de l’Arewa. (AECIN), ainsi qu’à Angoual Saoulo et à Goofat (Amis du Niger).

En 2010 deux nouvelles banques céréalières ont été mises en place à, avec l’aide de la ville de Cesson à Koujak et Dadin Kooua, dans la commune de Dankassari.

Le bon fonctionnement d’une banque céréalière nécessite de constituer un comité de gestion pour que celle-ci puisse se développer sans apport extérieur par la suite. La formation des membres des comités de gestion et le suivi des activités sont assurés par le RAEDD.

En 2016, à la suite de l’état des lieux des banques céréalières et des moulins, un plan de formation de l’ensemble des Comités de Gestion des banques céréalières de la commune de Dankassari a été réalisé. Les banques céréalières de Koujak et Dadin Kooua ont été mises à niveau, celle de Lougou qui faisait double emploi a été transférée à Faya et une nouvelle banque céréalière a été mise en place à Douzou.

A cette occasion les banques céréalières de Gaouna et Guézanaya (commune de Matankari) soutenues par l’AECIN ont été mises à niveau et leurs comités de gestion ont été formés.

Réserve de mil
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